Bienvenue

Bienvenue
Alors je fait mettre une fanctic sur notr ptit coupl attention chaud !!!!!!!!

# Posted on Sunday, 14 May 2006 at 5:41 AM

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Je vais mettre une ptit fic si vs aimé jen metrait dé plu grand?????

# Posted on Sunday, 14 May 2006 at 5:53 AM

Aide moi

Aide moi
« Cette année sera la plus belle. » songea Hermione en approchant du Poudlard Express, qui l'a conduirait elle et ses amis à Poudlard, leur école pour jeunes sorciers. Elle avait passé un super été avec ses amis, et avait enfin reçu sa lettre de Poudlard l'informant qu'elle serait Préfète en chef cette année, pour cette 7ième et dernière année. Hermione était heureuse, et avait tout ce dont elle rêvait : elle était brillante, ses parents l'aimaient, elle avait d'excellents amis sur qui elle pouvait compter, et elle sortait avec le garçon dont elle était amoureuse depuis sa première année.

Au début du mois de juillet, ses parents lui avaient annoncé leur départ pour plusieurs séminaires en Europe, et donc qu'elle passerait tout le mois seule. Elle pouvait inviter ses amis, et s'empressa alors d'envoyer un hibou à Harry pour lui demander de venir, ce qu'il accepta avec plaisir, trop heureux de pouvoir quitter les Dursley. Malheureusement, Ron lui avait envoyé en hibou en s'excusant de ne pas pouvoir venir, ses parents ayant décider d'aller rendre visite à son frère aîné, Charly, parti en Roumanie étudier les dragons. Hermione était un peu déçue, mais elle s'était vite consolée à l'idée de passer un mois seule avec Harry. Et elle avait passé les meilleurs vacances de sa vie ; ils passaient tout leur temps à rire, à se promener, et Harry lui avait même transmit son plaisir de voler, quoique Hermione préférait quand même garder les pieds sur la terre ferme.
Un jour, alors qu'ils discutaient allongés dans l'herbe, la tête d'Hermione reposée sur le torse d'Harry, les choses avaient changées.

*** *** ***
* ** *


Flash : « Dis Harry, tu crois que je serai préfète-en-chef cette année ? lui avait demandé Hermione, pour la énième fois. » « Hermione.. souffla Harry. Tu ne pense donc jamais à rien d'autre ? Rien ne t'intéresse à part les études ? » « Si, bien sûr, c'est juste que. » « Pourquoi tu nous parle jamais de garçons, ou de trucs de fille ? » « Peut être parce que, comme tu viens de le faire remarquer, c'est des trucs de fille, et jusqu'à preuve du contraire, ni toi ni Ron n'êtes des filles ! » « C'est vrai, mais n'empêche que tu nous parles jamais de garçons ! A ton âge, tu ne devrais te préoccuper que de tel pull assorti avec telle jupe, ou tel rouge à lèvre serait assorti à ta couleur de peau, ou. je sais pas moi, des trucs de ton age. » « Peut être, mais peut être que ça m'intéresse pas, tout simplement ! » « Mouais, peut être, mais tu me fera pas croire que tu n'as flashé sur aucun mec à Poudlard ! » « Eh bien.. si, peut être. Mais ce ne sont pas tes affaires, et ne compte pas sur moi pour te dire qui c'est ! » « Ah bon ? moi j'en suis pas si sûr. »

Et sur ce, Harry se redressa rapidement, Hermione grognant d'être si brusquement délogée, et il se mit à la chatouiller, heureux de voir Hermione rire et se tortiller sous ses caresses.

« D'accord, d'accord ! tu as gagné, je vais te le dire, mais alors arrêtes ! lança t-elle en rigolant toujours. Mais je ne suis pas sûre que ça te plaise ! »

« Dis toujours, on verra, lança à son tour Harry, satisfait de sa victoire. » « Très bien. Goyle. »

« Grrr ! t'es horrible ! Je te savais pas aussi sadique et perverse ! Maintenant, je ne pourrais pas m'empêcher de vous imaginer en train de . »

« Non ! Tais-toi ! je tiens à garder l'image de la petite fille sage un peu trop sérieuse et rat de bibliothèque que tu as de moi. »

« Ne t'inquiète pas, ça fait très longtemps que je ne te vois plus comme ça. Tu n'es plus la même, tu as changé, embelli, et . »

Mais tu ne pas toujours pas dit sur qui tu avais, réellement, flashé, changea brusquement de sujet Harry, conscient de ce qui était en train de dire. » « Toi. »

Cette déclaration eu l'effet d'une bombe sur un Harry encore troublé par ce qu'il allait dire. Il se figea, et toujours en position dominante sur Hermione depuis qu'il avait gagné en la chatouillant, il fixa Hermione qui, gênée, se dégagea rapidement de l'emprise d'Harry et se reprit. « Euh. je suis désolée, je n'aurais pas du te dire ça. elle laissa sa phrase en suspend et partit vers la maison. » « Attends 'Mione ! l'interpelle Harry qui venait de comprendre. »

Il l'a rattrapa et lui saisit le poignet, et elle s'arrêta, sans se retourner. Il glissa sa main dans la sienne et la forçant à se retourner, il l'embrassa doucement, sans la brusquer malgré l'envie qu'il avait de l'embrasser depuis si longtemps. Mais il fut agréablement surpris quand elle enroula ses bras autours de son cou, et qu'elle approfondit leur baiser.

Fin du flash.
*** *** ***
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Ils avaient passé de merveilleuses vacances, puis avait retrouvé Ron en août, et avaient fini l'été ensemble. Une année très sympathique s'annonçait. « Cette année sera vraiment parfaite », songea de nouveau Hermione en prenant la main que lui tendait Harry pour monter à bord. Mais elle ignorait que le destin en avait décidé autrement.

Une fois le train arrivé, tous les élèves étaient attendus dans la grande salle pour la répartition des élèves de première année, et l'annonce des noms des préfets et préfets en chef, et Hermione découvrit, non sans un certain dégoût, que Drago Malefoy était le second préfète en chef, et qu'elle devrait partager avec lui les appartements réservés aux préfèts en chef. « Ne t'inquiète pas, lui avait murmuré Harry, je ne le laisserai pas t'ennuyer, ni même t'approcher de trop près » « Merci, lui avait-elle simplement murmuré, en déposant un léger baiser sur sa main qu'elle tenait fermement dans la sienne. »

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Deux mois s'étaient écoulés depuis leur arrivée à Poudlard, et étrangement, Drago n'avait jamais cherché à insulter Hermione, et ils parvenaient même à échanger quelques phrases. Bien sûr, ça n'allait jamais plus loin que « bonjour », « au revoir » ou encore lorsqu'ils parlaient de leur rôle, mais c'était déjà ça, se disait Hermione.

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Mais un jour, alors que tout allait bien, tout le petit monde et la stabilité que c'était crée Hermione s'écroula. Un jour, après une promenade dans le parc avec Harry, elle était rentrée seule et une fois la porte de leur appartement fermée, elle tomba nez à nez avec Lucius Malefoy, l'homme qu'elle méprisait le plus au monde, mais également l'homme qui lui donnait froid dans le dos. Il sortait de la chambre de son fils, l'observa un instant, puis se dirigea vers la sortie, mais s'arrêta à son niveau, un sourire aux lèvres.

Depuis ce jour et cette horrible rencontre, Hermione avait changé. Elle devenait de plus en plus distante avec ses amis, parfois d'une froideur qui les étonnait, et passer de nombreuses heures seule dans sa chambre. Ses yeux avaient perdu l'éclat de malice et de gaieté, et elle arborait désormais un masque d'une tristesse infini. Harry avait bien essayait de savoir ce qui se passait, de lui parler, mais à chaque fois elle se refermait sur elle-même, et quand il avait voulu la prendre dans ses bras, elle avait paniqué et s'était sauvé en lui criant de ne pas la toucher, de la laisser seule, ce qui blessa Harry.

Quelques jours plus tard, elle s'était excusée de son comportement mais lui avait demandé de la laisser partir, ce qu'Harry avait tout d'abord refusé puis accepté, non sans regret, la voyant insisté. Ils étaient redevenus de simples amis.


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« Hey, Granger ! Qu'est ce qu'il t'est arrivé ? lui demanda Drago en voyant une trace de coup sur son ventre, lorsqu'elle avait retiré son pull, son débardeur s'étant légèrement soulevé en même temps. Tu n'arrive même plus à tenir debout ? » « Rien ! s'empressa t-elle de répondre en tirant sur son débardeur. Ce ne sont pas tes affaires » ajouta t-elle sèchement. « Très bien, puisque tu le prends comme ça, débrouille toi toute seule » lui répliqua Drago, un peu vexé, avant de quitter la salle.

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Deux semaines s'étaient écoulées depuis l'incident, et Drago avait remarqué que Hermione était de plus en plus différente. Sans lui accorder plus d'importance que d'habitude, il avait remarqué qu'elle ne mangeait presque plus, qu'elle était toujours triste, et il regrettait de ne plus la voir sourire comme elle le faisait avant. Ses notes avaient chuté, elle ne travaillait plus à la bibliothèque comme avant. Elle passait tout son temps enfermée dans sa chambre, et Drago ne pouvait rien faire pour l'aider car Hermione le rembarrait à chacune de ses approches.

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Un soir pourtant, en rentrant dans leur salle commune, il entendit du bruit dans la chambre d'Hermione, des coups semblait-il. Il se précipita alors vers sa chambre, mais fut stoppé net par le tableau qui l'empêcha formellement d'entrer. Après plusieurs tentatives, toutes vaines, Drago menaça la jeune demoiselle des pires châtiments si elle ne se décidait pas à ouvrir la porte, et elle accepta, terrorisée à l'idée que le jeune Malefoy exécute ses menaces. Il entra, avec un merci ironique à la jeune femme.

Ce qu'il vit le figea, et il regretta aussitôt son manque d'attention à Hermione ces dernières semaines, et surtout il regrettait de ne jamais avoir insisté pour qu'elle lui parle. Il vit Hermione recroquevillée dans un coin de sa chambre, en sous- vêtements, sanglotant et pleurant à chaudes larmes, les bras contusionnés de bleus et de petites coupures parsemant son ventre. Elle avait du sang qui coulait de ses plaies, et tout doucement, Drago s'approcha de ce corps meurtri, n'osant pas la toucher de peur de la faire souffrir encore plus. Il l'observa un instant, interdit, puis approcha sa main du bras d'Hermione, mais elle le repoussa violemment.

Il ne se découragea pas pour autant, se redressa et s'approcha d'elle, et l'a pris dans ses bras, malgré les réticences et les cris d'Hermione, mais il le fallait, il ne pouvait pas la laisser comme ça. Elle était traumatisée et il devait la rassurer, la calmer avant tout. Après quelques minutes de larmes, de cris et de sanglots étouffés, Hermione se calma enfin et s'endormit dans les bras de Drago, épuisée. Il était restée un instant avec elle puis l'avait allongée sur son lit, et faisant disparaître ses blessures, il la laissa se reposer. Avant de partir, il remarqua avec horreur une lame de rasoir sur le sol, prés du corps ensanglantée quelques instant plus tôt de son ami. Il éteignit la lumière et quitta la pièce, se jurant de découvrir la vérité sur cette histoire.

*** *** ***
* ** *


Le lendemain, elle l'avait remercié et lui avait fait promettre de ne parler à personne de tout ça, et il avait accepté, bien qu'elle ne lui avait donné aucune explication, sur l'origine de ses coups. Drago ressentait une profonde tristesse envers Hermione, et se sentait impuissant. Quoiqu'il ait pu se passer, Hermione avait du souffrir énormément pour s'infliger cela, et il s'était juré qu'il la vengerait, qui que ce soit ait pu lui faire du mal, il allait payer.

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* ** *


Les jours passaient et Drago découvrait un peu plus de la vie d'Hermione, et regrettait réellement toutes les fois où il l'avait insultée et méprisée sans la connaître. Elle ne se confiait jamais sur ce qu'il s'était passé, du moins pas directement. Mais un jour, Drago eut l'idée de lui faire faire un dessin. Cela pouvait paraître étrange, mais il avait lu un jour dans une revue moldue que certains médecins agissait de la sorte avec les enfants qui avaient subi un traumatisme et qui se refermaient sur eux-mêmes.

***

La nuit suivante, Hermione était profondément endormie, puis elle se mit à gesticuler dans son sommeil, et se débattre, comme si on l'attaquer. Elle pleurait et avait très chaud. Elle se revoyait allongée, par terre, criant de toutes ses forces qu'on vienne l'aider, mais personne n'était là, et il riait, il riait de son malheur. Elle souffrait, il lui faisait mal, mais elle ne pouvait rien faire. Elle se débattait, lui criait d'arrêter, qu'elle ne voulait pas, qu'il le paierait, mais il n'arrêtait pas, et comme à chaque fois, elle se réveillait en hurlant, ses draps trempés de sueurs et de larmes. Elle regardait tout autours d'elle, pour voir s'il n'était pas revenu, et comme à chaque fois, Drago arrivait subitement et la prenait dans ses bras, et elle s'agrippait à lui en pleurant et en suffoquant.

A chaque fois, il passait une heure à la rassurait, lui murmurant qu'elle avait fait un cauchemar, qu'il n'y avait personne et qu'il serait toujours là pour la protéger. Et elle se rendormait, bercée par ses propres sanglots et les caresses de Drago, qui s'endormait également.

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Le lendemain, lassé d'être impuissant face à la détresse de son mais, il se décida à lui demander ce fameux dessin. Elle avait tout d'abord sourit à cette requête, puis avait accepté, et lui avait laissé son dessin sur sa table de nuit, dans sa chambre, où il avait désormais accès, Hermione préférant qu'il ait le mot de passe pour la protéger au cas ou.

Quand il avait remarqué le dessin posé sur la table, Drago avait sourit, satisfait de la confiance qu'Hermione semblait lui accordait de jour en jour. Mais quand il observa le dessin, son visage se décomposa. Il lui avait demandé de fermer les yeux, et de dessiner ce qui lui passait par la tête, sans trop réfléchir. Il regarda de nouveau le parchemin et vit un cercueil de dessiné, accompagné d'une tombe au nom de « Hermione Granger, fille chérie et amie dévouée ». Il eut un haut le c?ur en apercevant une Hermione meurtrie dessinée à côté, de nombreuses blessures défigurant son corps et son visages, ses vêtements maculés de sang.

« C'était donc ça » pensa Drago.

Le soir où il l'avait découvert, Hermione voulait mourir. Elle s'était elle- même blessée, d'où la lame à côté d'elle, il aurait du s'en doutait, personne n'était sorti avant qu'il ne rentre, et la chambre était vide. Et ce soir là n'était pas le premier. Il se rappela le soir où ôtant son pull, il avait découvert des traces de coups sur le corps d'Hermione. Mais depuis quand s'infligeait-elle cela ? Et pourquoi ? Que s'était-il passé ? Elle voulait mourir ce jour là, et elle le voulait toujours.

Ce dessin lui redonnait l'espoir infime que Hermione allait un peu mieux, et qu'elle lui demandait de l'aide. Oui, c'était un appel au secours, et il allait l'aider. Il essuya l'unique larme que ne coulerait jamais sur le visage de Drago Malefoy, plia le parchemin et rejoignit sa classe.

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* ** *


Pendant presque une semaine, il restait avec Hermione dans leur salle, et s'arrangeait toujours pour que quelqu'un soit avec elle, ce qui n'était pas difficile puisque Harry et Ron la collaient constamment. Pour une fois, il en était content. Pendant ce temps, il réfléchissait, et essayait de comprendre ce qui se passait. Hermione refusait de l'aide extérieur, et ne discutait qu'avec lui. Il avait rassemblé tout plein de détails troublant, comme ses notes qui chutaient, sa prise de distances, sa froideur, ses cauchemars incessants qui le réveillait quand il entendait Hermione hurler dans sa chambre, et à chaque fois, il se précipitait dans sa chambre, la prenait dans ses bras et tentait de la calmer, ce qui n'était pas toujours évident, vu l'état dans lequel elle se trouvait à son réveil. Il y avait cette fois aussi, un matin quand il était rentré dans la salle de bain alors qu'Hermione prenait un bain. Il ne l'avait pas fait exprès, et elle ne semblait pas l'avoir remarqué, mais il trouvait étrange la manière qu'elle avait de se laver, se frottant avec insistance les bras, jusqu'à ce qu'ils en deviennent rouges d'irritation. Elle pleurait et se frotter avec force, comme si elle voulait se débarrasser d'une saleté tenace, alors qu'elle prenait un bain tout les matins, le soir, et parfois Drago la voyait rentrer le midi prendre une douche. Ce détail aussi le troublait, cette manie de se laver sans cesse.

Mais Drago n'arrivait pas à faire le lien entre tout ça, ce qui l'exaspérait au plus haut point. Hermione se confiait de plus en plus à lui, et suivant son conseil, elle essayait de passer un peu plus de temps avec ses amis, ne serait-ce pour ne pas qu'ils s'inquiètent. Harry et Ron en étaient ravi, pensant qu'elle allait un peu mieux, mais son visage crispé quand elle leur souriait leur prouvait le contraire. Ils essayaient d'être le plus doux possible avec elle, de la rassurait, la protéger, mais de quoi ? Ils ne savaient pas ce qu'elle avait, et n'insistaient plus, de peur qu'Hermione ne s'éloigne à nouveau d'eux, les laissant seuls comme à chaque fois que l'un ou l'autre abordait le sujet.

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Après les cours, Drago retourna dans leur salle commune pour travailler un peu, et commença les devoirs que Rogue lui avait donné quand il entendit la porte s'ouvrir. Il aperçut Hermione entrer et aller directement dans la salle de bain, en lui glissant un rapide « salut Drago » quand elle s'était aperçu de sa présence.

« Où vas-tu Hermione ? » « Dans la salle de bain. » « Pourquoi tu vas prendre une douche, encore ? » « Parce que j'en ai envie, j'en ai besoin. »

« Besoin ? Mais Hermione, tu as déjà pris une douche ce matin, il y a 4h à peine. » « Masi il le faut, tu ne comprends pas, sanglota t-elle, changea tout à coup de comportement, et se frottant énergiquement les bras. »

« Attends Hermione ! Masi qu'est ce que tu fais là ? » « Il faut que ça parte » répondit-elle simplement, sans cesser de se frotter. « Masi quoi ? Qu'est ce qui doit partir ? » « Mais ça ! » s'écria Hermione en lui montrant ses bras. « Mais tu n'as rien Hermione, tes bras sont propres, comme le reste de ton corps d'ailleurs. » « Non non non ! il faut que ça parte, je suis toute sale, regarde, il faut que ça parte, il le faut » ne cessait de répéter Hermione, ce qui m'était mal à l'aise Drago.

Mais Drago comprit qu'Hermione se sentit sale, sale de son corps, et honteuse, ce qui expliquait les bleus sur ses bras, les coupures qu'elle se faisait, les douches qu'elle prenait sans cesse. Il hésita un instant, puis demanda : « Pourquoi tu te blesse comme ça Hermione ? » « Comment ça ? » feignit de ne pas comprendre Hermione. « Miss, s'il te plait, parle moi. je te parle des coups et des coupures que tu t'infliges, comme l'autre jour, quand je t'ai trouvée dans ta chambre, tu te souviens ? Et je te parle de ceux là aussi, car tu continue, regarde, ajouta Drago en lui ôtant son gilet et en soulevant son débardeur. »

Mais la réaction d'Hermione le stoppa net. Elle s'était mise à paniquer, secouée de spasmes, sanglotant qu'elle avait été méchante, qu'il l'avait puni, qu'elle devait avoir mal. Et quand il lui avait retiré son gilet, elle s'était éloignée et recroquevillée sur elle-même, elle le suppliait d'arrêter, de ne pas recommencer, qu'elle ne voulait pas. Elle avait fermé les yeux et ne semblait plus s'adresser à Drago. Elle tremblait, et ne cessait de supplier d'arrêtait, de la laisser, qu'elle avait mal, et là, Drago sembla percuter, tout devenant clair dans son esprit.

Il s'approcha tout doucement de la jeune fille, déglutit avec peine et lui murmura : « Qui t'a fait ça Hermione ? »

Voyant qu'elle ne répondait pas, il continua de lui parler, essayant de garder son calme malgré le sang qui bouillait dans ses veines, et sa colère montant en lui, à l'idée d'Hermione, seule, subissant, pleurant et se débattant, et il comprit d'où lui venait ses cauchemars, et surtout de quoi elle avait si peur, de qui.

« Hermione, dis moi qui t'a fait ça, dis-moi qui a osé te toucher et te mettre dans cet état là, dis le moi, je t'en prie. »

Mais Hermione trop secouée, et après plusieurs sanglots et un « je ne peux pas », Drago l'a prie doucement dans es bras et pour la première fois, elle s'agrippa à lui, consciemment, pas comme les nuits où elle était terrorisée, non, elle s'agrippait à lui comme si sa vie en dépendait, pour ne plus le lâcher.

« Aide-moi » lui avait t-elle murmuré, et Drago sembla soulagé de la voir se reposer sur lui, avoir confiance en lui, malgré son passé, et était fier d'être le seul à qui elle osait se confier de la sorte, le seul qu'elle laissait l'approcher, la toucher, la prendre dans ses bras.

Il passa délicatement son bras sous ses genoux et la prie dans ses bras. Il traversa la salle, et voyant que la jeune femme du tableau était en promenade, il conduisit Hermione dans sa chambre et la déposa sur son lit. Il la recouvrit d'une couverture et se dirigea vers la porte. Mais à peine s'était-il éloigné du lit qu'Hermione lui retint le bras, le suppliant de ne pas la laisser seule, qu'elle avait peur, peur qu'il ne revienne, peur qu'il ne recommence.

Il s'approcha alors du lit et s'allongea sur celui-ci, à côté d'Hermione, mais suffisamment éloigné pour ne pas qu'elle s'effraye. Mais étrangement, Hermione se retourna et se vint se blottir dans ses bras, se collant le plus possible contre lui.

« Protèges-moi Drago, je t'en prie, protèges-moi, ne le laisse pas recommencer. » le suppliait-elle, les yeux clos, mi-endormie mi-somnolente, avant de s'endormir complètement, les bras de Drago l'enveloppant pour la protéger.

Cette nuit là, il ne fut pas réveillé en sursaut par une Hermione en pleurs et complètement paniquée. Hermione dormit paisiblement, le visage serein. Drago l'avait veillée quelques heures puis s'était endormi à son tour.

# Posted on Sunday, 14 May 2006 at 6:01 AM

Edited on Monday, 15 May 2006 at 1:17 PM

Montage

Montage
Un seul regard
déjà mes paumes brûlent
de n'être pas sur sa peau

Ses mains, sa voix
tout est prétexte à imaginer
un tendre abandon
au creux de son épaule

Mes yeux,
vers l'intérieur tournez-vous

Regardez
mon c½ur qui aime
pleurer

Ecoutez ses battements sourds
à mes supplications

Transformez en prières
mes désirs d'impossible amour

Qu'on mette plus de bois dans la cheminée
pour réchauffer le soleil qui coule en moi
et redonner à mon âme la paix

# Posted on Sunday, 14 May 2006 at 9:24 AM

Edited on Sunday, 22 July 2007 at 5:29 PM

Chapitre 2 : disputes

Chapitre 2 : disputes
Les jours qui suivirent, Drago passa le plus de temps possible avec Hermione, essayant de lui redonner goût à la vie, aux études, et surtout reprendre confiance en elle et en les autres, et regagner l'estime d'elle- même qu'elle avait abandonnée ce soir là. C'est pourquoi il voulait passer ce temps avec elle, car il savait ce qu'elle avait, ce qu'elle avait subi. Ils faisaient des choses simples, des jeux, des danses, autant d'activités qui nécessitaient des gestes et des approches corporels, anodins pour quiconque mais qui représentaient un danger, une faiblesse pour Hermione qui l'effrayaient. Drago voulait qu'elle fasse cela, consciemment, et qu'elle aille de nouveau vers les autres.

Il ne voulait pas avoir de contacts avec elle seulement quand elle paniquait et qu'elle ne trouvait de sécurité que blottie dans ses bras. A chaque geste, il se rapprochait un peu plus d'elle, lui murmurant que tout allait bien, qu'il ne blesserait pas et qu'il ne lui ferait jamais de mal, et à chaque fois, elle consentait.

Puis un jour, voyant qu'elle avait fait des progrès, il s'était décidé à aller un peu plus loin. Il pris doucement son visage entre ses mains, attendant une quelconque réaction de panique, mais elle ne disait rien, et attendait. Il déposa alors un léger baiser sur ses lèvres, un baiser qui l'affecta beaucoup plus qu'il ne l'aurait pensé, qu'il ne l'aurait voulu. Il ne voulait pas qu'elle ait peur, mais c'était une étape à franchir. Il n'était pas amoureux d'elle mais souhaitait réellement qu'elle aille mieux, alors il l'avait embrassée. Il savait qu'elle aimait Harry, et bien qu'il le détestait, il voulait qu'Hermione soit heureuse, et elle devait retrouver foi en l'amour, en son amour pour Harry, sans en avoir peur. Il voulait qu'elle retrouve l'envie d'aimer, d'être aimée, embrassée.

Quand il l'avait embrassé, elle ne s'était pas reculée, et s'était même laisser faire.

« Pourquoi as-tu fais ça ? » lui avait-elle ensuite demandé.

« Je veux que tu reprenne goût à la vie, à l'amour. Et je sais que tu me fais assez confiance pour savoir que je ne veux pas abuser de toi, juste que tu ailles mieux. Et c'est une étape à franchir. »

Mais contre toute attente, elle s'approcha de lui et l'embrassa tendrement, d'un baiser bien plus profond que celui qu'il lui avait donné. Il se laissa faire, puis se recula légèrement.

« Mais qu'est ce que tu fais Hermione ? » lui demanda t-il à son tour

« Je crois que je suis amoureuse de toi Drago » lui murmura t-elle, ce qui le fit sourire.

« Non Hermione, tu n'es pas amoureuse de moi, souria Drago, d'un sourire qui ferait fondre n'importe quelle fille, et Hermione n'échapper pas à la règle. Tu le crois peut être, à cause de tout ce temps qu'on passe ensemble, et à cause de ce baiser, mais crois-moi, tu ne m'aime pas, je suis ton pire ennemi, tu ne te rappelle pas ? lui demanda t-il en souriant. Celui que tu aimes, c'est Potter, pas moi. »

« Harry. » murmura t-elle dans un souffle.

« Il faut que tu lui parle, que tu lui dise.. »

« Non ! non, je peux pas, il faut pas, j'ai pas le droit. » se rétracta aussitôt Hermione.

« Masi Hermione.. Calme toi, ce n'est pas de ta faute, tu n'es pas responsable, tu m'entends ? »

Masi elle ne l'entendait plus, elle s'était enfui en courant. Ne voulant pas la laisser seule dans les couloirs dans cet état là, il partit aussitôt à sa suite.

Il l'a rattrapa rapidement et lui retint le bras. « Hermione, attends, tu. »

« Lâche-la tout de suite Malefoy ! » s'écria une voix derrière lui.

« Potter » siffla Drago en se retournant vers lui, et pendant ce court instant, Hermione en profita pour s'échapper.

« Je t'interdis de la toucher Malefoy, ni même de l'approcher, tu m'entends ? »

« Tu m'interdis ? Et depuis quand tu m'interdis de faire ce que je veux ? »

« Hermione est mon amie, et je ne te laisserai pas lui faire de mal. »

« Du mal ? Jamais je ne la toucherai ! Quant à ton amie, comme tu le dis si bien, depuis quand tu ne t'ai pas préoccupé d'elle ? 'Mione a besoin. »

« Je t'interdis de l'appeler ainsi, tu ne connais pas, tu n'es rien pour elle » s'écria Harry, ce qui blessa Drago.

« Si seulement ce crétin savait » pensa Drago.

« Je ne la connais pas, c'est ça ? je crois que je la connais bien plus que vous, qui vous dîtes ses amis ! Ces dernières semaines, j'ai été plus proche qu'elle que tu ne l'a jamais été Potter, et que tu le sera jamais, même en ayant été son petit ami ! J'en sais bien plus sur elle que vous deux réunis. »

« C'est faux ! s'écria Ron, jusque là resté silencieux.

« Faux ? Vous êtes ses amis et vous ne savez même pas ce qu'elle a, pourquoi elle est dans cet état ! Pourquoi ses notes ont chutées, pourquoi vous ne pouvez plus l'approcher, pas même toi Potter ! Autant de questions que vous vous posez, autant de questions que moi seul ait les réponses, et vous vous dîtes ses amis ? »

« C'est faux, tu mens ! tu ne sais rien d'Hermione » s'emporta Harry.

« Très bien, réplique Drago, piqué au vif. Tu savais que chaque nuit elle faisait des cauchemar, qu'elle se débattait, souffrait, et se réveillait en hurlant ? Tu savais que chaque nuit, je passais des heures à la calmer, à la rassurer, pendant qu'elle s'agrippait à moi en pleurant ? Tu savais qu'elle prenait des douches matin midi et soir parce qu'elle se sent sale ? Tu savais qu'elle se mutilait le corps et le visage pour se punir, et que je dois sans cesse lui faire disparaître ces blessures ? Non, tu ne le savais pas, tu ne sais plus rien d'elle . Celle que tu connais est morte il y a 3 mois, quand tout a commencé. Ce que tu sais c'est qu'elle refuse que vous l'approchiez, ou que tu ne la touche, mais ce que tu ne sais pas c'est que je suis le seul qu'elle laisse la toucher, la prendre dans mes bras, la rassurait quand elle a peur, la réchauffer quand elle a froid. Tu ne savais pas non plus que chaque nuit elle dormait dans ma chambre pour que je la protège, qu'elle se blottis dans mes bras me suppliant de la protéger, de peur qu'il ne revienne ! »

« il ? »l'interrompit Harry, encore sous le choc de ces révélations. « Quoi ? »

« Tu as dit « il » ! Qui ça il ?

« Tu divague Potter, j'ai pas dit il, j'ai dit qu'elle avait peur, c'est tout ! »

« Non, Harry a raison, ajouta Ron. Tu as dit il ! tu as dit qu'elle avait peur qu'il revienne ! »

« Très bien. concéda Drago. Potter, tu ne t'aies jamais demandé pourquoi aucun garçon ne pouvait l'approcher, pourquoi elle se sentait sale et voulait se punir d'avoir été méchante en se mutilant ? Tu ne t'es jamais demandé pourquoi elle refusait même que tu la touche, alors qu'elle t'aimait, que tu étais son petit ami, le seul qui pouvait l'embrassait, le seul avec qui elle pouvait aller plus loin, celui qui pouvait la blesser et lui rappeler. »

« Stop ! je ne vois pas du tout où tu veux en venir Malefoy ! »

« Oh si tu vois ! répliqua Drago, son visage pale rougit par la colère. Tu vois très bien où je veux en venir ! Mais le reconnaître t'oblige à reconnaître que tu n'étais pas là, que tu n'a pas su la protéger, ni même voir à quel point la fille que tu aimais souffrait ! Le reconnaître t'oblige à te rendre à l'évidence que tu n'étais pas là quand la fille que tu dis aimer ce faisait violer ! tu n'étais pas là non plus quand elle essayait de se tuer ! » s'emporta Drago, regrettant aussitôt c'est parole. Il avait promis, et avait failli.

Il se calma un instant, respira, puis lâcha dans un souffle :

« J'ai eu tort de vouloir t'aider, de vouloir que ça s'arrange entre Hermione et toi. Tu n'en vaut pas la peine, et peut être que si elle te fuit tant que ça, c'est peut être parce que c'est toi qui lui a fait ça ! »

Cette fois, Drago avait été trop loin, et il le savait. Harry allait se jeter sur lui, mais Ron trouve le courage de le retenir, lui murmurant qu'il n'en valait pas la peine, qu'il mentait. Drago partit, non sans jeter un dernier regard plein de reproches à Harry. Il avait été trop loin, mais tout ce qu'il avait dit été vrai, il le savait, Harry le savait.

***

Drago se dirigea vers sa chambre, regrettant d'avoir trahi la confiance d'Hermione qu'il avait mis si longtemps à gagner. Mais par-dessus tout, il ne comprenait pas la réaction qu'il avait eu envers Potter. Hermione était son amie, une fille qu'il voulait protéger, comme sa propre s?ur, mais il ne comprenait pas pourquoi il avait réagit si violemment quand Harry lui avait crié qu'il n'était rien pour Hermione, qu'il ne devait pas l'approcher, après tout ce qu'il avait fait pour elle. il parlait de quelque chose qu'il ne connaissait pas. Il donna le mot de passe au tableau et entra en claquant la porte violemment. Il n'avait pas croisée Hermione, et cela l'inquiétait un peu, mais après tout, elle rentrerait quand elle se sera calmée.

Une demi-heure plus tard, il entendit la porte d'entrée claquer violemment, et Hermione lui criait de venir immédiatement, et lui demandant pourquoi il avait fait ça, qu'il n'avait pas le droit. Elle tambourinait contre sa porte, et apparemment, elle était en colère. Il se leva rapidement et ouvrit la porte. Hermione pleurait, et elle avait les yeux gonflés et rougis.

« Pourquoi tu as fais ça ? lui reprocha t-elle en pleurant. J'avais confiance en toi, t'avais pas l'droit de leur dit, t'avais pas l'droit ! » répétait-elle, en lui donnant des coups sur le torse.

« Je suis désolé Hermione, je ne le voulais pas. Je ne voulais rien leur dire, mais il m'a énervé, et c'est sorti tout seul. C'est pas une excuse, je le sais, et tu peux pas savoir à quel point je m'en veux d'avoir trahi ta confiance. Je voulais garder tout cela secret, ne serait-ce pour partager quelque chose avec toi que Potter n'avait pas. Je tiens à toi Hermione, et je ne veux pas tout gâcher à cause d'une erreur, je t'en prie. »

En disant cela, il l'avait prise dans ses bras et elle s'était blotti contre lui, comme elle aimait tant le faire. C'était le seul endroit où elle se sentait en sécurité, et elle non plus ne voulait pas briser leur amitié si fragile, et pourtant si forte à la fois.

Elle se recula légèrement, de manière à le regarder tout en restant dans ses bras, et plongea un instant son regard dans ses yeux bleu gris, où elle aurait aimé s'y noyer tant de fois. Elle le scruta un instant, et doucement approcha ses lèvres des siennes.

Elle l'embrassa, d'un baiser salé par ses larmes, mais d'un baiser qui se voulait plein de gratitude. Elle voulait le remercier de tout ce qu'il faisait pour elle. Elle approfondit son baiser, glissant sa langue entre les lèvres entrouvertes de Drago et enroula ses bras autours de son cou, lui donnant de petites caresses qui le faisait frissonner à chacune d'elle.

Elle se recula et lui murmura à l'oreille un « ça non plus tu ne le partageras pas avec Harry », puis elle lui déposa un léger et rapide baiser sur les lèvres qu'il ne senti qu'à peine, et parti dans sa chambre.

« C'est pas moi que tu aimes Hermione, lâcha Drago pour la convaincre, à moins qu'il n'essayait de se convaincre lui-même qu'il ne l'aimait pas, qu'il ne pouvait pas l'aimer. »

« Je sais, c'est Harry que j'aime, et dès demain j'irai le voir, mais pour le moment, c'est toi qui veille sur moi, me protège, me rassure quand je fais un cauchemar, et ce malgré les sentiments que j'éprouve pour Harry et ceux qu'éprouvent mes amis pour toi. Tu passe au-dessus pour m'aider, et je t'en serai toujours reconnaissante. Merci Drago, ajouta t-elle avant de s'engouffrer dans sa chambre.

Drago resta un moment interdit, à fixer la porte de la chambre d'Hermione. Il commençait à regretter de l'avoir poussée à retourner vers Potter, et n'avait qu'une envie pour le moment, c'était de pousser cette porte qui les séparait et de l'embrasser. Il voulait lui dire qu'il l'aimait, et que c'était pour cela qu'il faisait ça, pour elle, mais aussi pour lui. Mais il devait se rendre à l'évidence, une fois de plus, Potter gagnait et lui perdait.

***

Le lendemain, Hermione était aller voir Harry, et tout semblait aller de mieux en mieux. Elle recommençait à sourire, comme Drago aimait tant, elle parlait plus, passait du temps avec ses amis et essayait de leur parler, même si c'était encore douloureux, et elle se laisser toucher, caressait par Harry, embrasser, mais se sentait étrange, comme si elle ne ressentait plus rien.

Elle décida d'attendre quelques jours, peut être était-ce du au fait qu'elle n'était pas tout à fait remise, qu'il lui faudrait du temps. Elle voulait attendre un peu, mais vérifierait tout ça. A moins qu'elle se sentait étrange car elle avait encore besoin de Drago. Drago. dès qu'elle sentait qu'elle n'allait pas bien, c'était vers lui qu'elle se tournait, lui qui l'avait aidée, protégée, aimée, car oui, il l'aimait, elle le savait, et s'en était rendu compte en même temps que lui, quand elle l'avait embrassé. Lui seul lui procurait une certaine sécurité, un confort dont elle avait besoin, et dès qu'elle se sentait seule, elle allait le voir et se blottissait dans ses bras.

Elle pouvait y restait des heures sans se lasser de sa présence, et il était toujours là quand elle avait besoin de lui, à n'importe quelle heure, même la nuit, quand elle entrouvrait sa porte et venait se lover contre lui. Ils ne parlaient même plus, ils se comprenaient d'un simple regard, et quand elle venait le retrouver, il ouvrait son lit et la laissait se blottir contre lui, et elle s'endormait, apaisée par sa présence. Elle ne savait pas ce qu'elle ressentait pour lui, mais elle se sentait bien, et c'était tout se qui comptait pour elle.

***

Un matin, alors qu'Hermione avait une fois de plus dormi avec lui, Drago s'était réveillé, mais n'osait pas bouger, de peur de la réveiller. On était dimanche matin, et ils pouvaient rester au lit. Il s'aperçut, non sans une certaine satisfaction, qu'Hermione avait entrelacé ses jambes avec les siennes, lui procurant un contact qui le faisait frémir. Son bras, sur lequel elle s'appuyait était replié pour agripper le bras de Drago qui l'enlaçait, tandis que son autre bras reposait sur son torse, sa main effleurant son cou et sa tête enfui au creux de son épaule. Il adorait le souffle chaud d'Hermione contre son cou qui lui procurait une sensation indéfinissable, et pour rien au monde il ne la réveillerait. Il n'avait qu'une envie, l'embrasser, la serrer dans ses bras pour que plus jamais elle ne s'en aille, et que plus jamais elle ne souffre.

Il la protégerait quoiqu'il arrive, mais se demandait souvent pourquoi elle venait le voir lui, et pas Potter. C'était lui son petit ami, mais pourtant c'était lui qu'elle venait voir dès qu'elle avait peur, dès qu'elle ne se sentait pas bien, et c'était encore lui qu'elle venait rejoindre la nuit, pour s'endormir confortablement contre son épaule.

Il fut sortit de ses pensées quand il entendit la porte d'entrée claquer, ce qui le fit sursauter. Il jeta un rapide coup d'?il à Hermione, voir si cela ne l'avait pas réveillée, mais non, elle dormait toujours paisiblement.

***

Quelques secondes plus tard, ce fut au tour de la porte de sa chambre de s'ouvrir violemment. Il ne savait pas qui était là, ou plutôt si, il le savait très bien, car une seule personne connaissait le mot de passe avec Hermione. Mais les visites de cette personne étaient toujours de mauvaise augure, et quelque chose disait à Drago qui celle-ci n'échapperait pas à la règle.

Après un rapide et sec « debout Drago, je dois te parler ! », les rideaux s'ouvrirent et lorsque la lumière du jour et du soleil fraîchement levé baigna dans la chambre, Drago craignit le pire, surtout avec une Hermione endormie dans cette position plus que compromettant dans ses bras.

Quand son père se retourna, il se figea un instant en apercevant que son fils n'était pas seul, mais le sourire malsain qui était né sur ses lèvres vint mourir quand il croisa le regard d'Hermione, réveillée par tout ce bruit et cette horrible voix qu'elle n'entendait plus que dans ses cauchemars.

« Qu'est ce qu'elle fait ici Drago ? » lui demanda t-il sèchement, pendant que Drago se redressait rapidement, faisant tout de même attention à ne pas faire mal à Hermione.

« Il m'avait pourtant semblait avec été très clair, non ? » ajouta t-il, cette fois en fixant Hermione.

Drago voulu répliquer mais quand il aperçut Hermione, il perdit tout ses repères. Elle avait l'air terriblement bouleversée, et sanglotait, répétant sans cesse « non. non.. non. pas ça.. pas lui. non.. non », tout en se reculant le plus possible contre le mur, mais quand elle fut bloquée, elle se mit à trembler et à paniquer comme jamais Drago le l'avait vu.

Il la fixa un instant, le regard inquiet, et quand il lu la peur et la détresse de la jeune fille, il s'approcha d'elle et elle vint se placer derrière lui. Il se rapprocha encore plus près d'elle, ne comprenant pas ce qu'il se passait et la prit dans ses bras, où elle se précipita, le serrant le plus possible.

Elle était vraiment terrorisée, ce qui effrayait Drago, qui lui répétait de se calmer, que tout allait bien, qu'il était là avec elle, qu'il la protégerait, autant de petits mots qui l'apaisait autrefois mais qui avaient perdu tout leur pouvoir en quelques minutes. Elle ne se calmait pas, et faisant abstraction de son père, il continua ses douces paroles, lui déposant de doux baisers sur le front et lui chuchotant qu'il ne voulait, qu'il ne supportait pas de la voir pleurer et souffrir ainsi, sans qu'il ne puisse l'aider.

Il la serra dans ses bras et croisa le regard méprisant de son père, où il vit une lueur qu'il ne lui connaissait pas. La fierté ? La satisfaction ? Masi de quoi ? « Je t'en prie Drago, aide-moi, aide-moi, ne me laisse pas seule, je t'en prie, ne le laisse pas. ». C'est en entendant Hermione le suppliait de ne pas la laisser que Drago comprit. Il comprit ce qui la terrorisait ainsi, qui lui faisait peur, et surtout depuis quand qu'elle avait commencé à paniquer, et depuis quand elle avait changée. Il y a trois mois, quand son père lui avait rendu une de ses visites si amicale dans lesquelles il l'informait des projets de son maître le concernant. Mais Hermione n'était pas là, c'était ça qu'il ne comprenait pas. Puis il se souvint.

Flash :

« Drago, te voilà enfin ! déclara Lucius Malefoy en apercevant son fils sur le chemin de la bibliothèque. Je t'ai cherché partout, je t'ai attendu. »

« J'étais à la bibliothèque père. »

« Je sais, j'ai été dans ta chambre et je ne t'ai pas vu. J'ai d'ailleurs croisé ta charmante colocataire. »

« Granger ? » demanda Drago, satisfait de ne pas l'avoir appeler par son prénom.

« Oui, enfin, je ne suis pas venu te parler de cette Sang de Bourbes, alors voilà.. »

Il lui avait dit qu'il allait avoir 17 ans, et qu'il allait bientôt rejoindre leur maître, ce à quoi Drago ne répondait jamais avec grande enthousiasme. Il ne souhaitait pas devenir mangemort, mais jamais au grand jamais il ne s'opposerait à son père. Il se rappela également que quelques instants plus tard, il avait remarqué des griffures sur l'avant bras et la joue de son père, ce à quoi il avait répondu qu'elles étaient dues à une moldus résistante lors d'une de ses missions, et cela sembla suffire à Drago.

Fin du flash

Drago sembla en lutte contre lui-même, n'arrivant pas à croire à ce qu'il venait de découvrir. Ce jour là, dans sa chambre, son père ne l'avait pas trouvé, et à la place il était tombé sur Hermione, seule, sans personne pour l'aider. Ce qu'elle a vécu a dû être horrible, elle avait dû souffrir, pleurer et se débattre, et rien qu'à l'imaginer seule avec son père, et sans défense. Hermione toujours dans ses bras, pleurant et s'agrippant à lui, il la regarda un court instant puis se tourna vers son père, et animé d'une rare colère, de celle qu'il réservait à Harry habituellement, il murmura : « C'est toi. »

# Posted on Sunday, 14 May 2006 at 9:37 AM

Edited on Sunday, 22 July 2007 at 5:01 PM